ARDENTES

Lieu

Le Lieux-dit, Clermont-Ferrand

Date de création

octobre 2026

(ARTICLE EN COURS DE CONSTRUCTION, D’AUTRES PHOTOS À VENIR BIENTÔT)

En 2020, j’ai lu Caliban et la sorcière de la chercheuse Silvia Federici. Depuis, ce livre ne cesse de m’habiter.

J’ai alors (re)découvert l’histoire des sorcières. Pas celle qui nous reste aujourd’hui : des femmes au nez crochu, chapeau pointu et ricanant sur leurs balais.

Plutôt celle d’une persécution de masse, forgeant sur les bûchers de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, un nouveau modèle de féminité.
Imposant par une violence inouïe un modèle de femmes dociles, chastes, domestiquées, et surtout, écartées de tous les rôles importants de la société.

Comment une telle oppression, qui dura plus de deux siècles, peut-elle encore être passée sous silence aujourd’hui ?
Comment peuvent ne subsister dans la mémoire collective que ces seules comptines ridiculisantes et ces images archétypales ?
Les bourreaux écrivent toujours l’histoire.

Ardentes est une performance qui ravive cette histoire, en revisitant la généalogie de femmes m’ayant précédée.
Mes aïeules ont connu des destins contraints par les bonnes mœurs, les assignations au foyer et l’impossibilité d’êtres ce qu’elles auraient voulu. D’autres, au contraire, se sont affranchies et ont mené leur vie tambour battant, faisant fi des normes de leur temps.
Je remonte ainsi jusqu’à l’une de mes ancêtres, brûlée vive sur un bûcher, comme des dizaines de milliers d’autres.

Nous sommes leurs héritièr·e·s.

Avec
Violette Graveline
© Claudia Urrutia

« Ce qui m’intéresse, c’est cette zone-là, entre la charge et l’explosion, juste avant que ça n’explose.»
Claude Régy