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Lieu
Réalisations
Date de création
Note de scénographie
Sur scène, un mur, un rideau chatoyant, un patchwork de sols, une table en formica et des blocs blancs d’exposition. Éléments hétéroclites, qui restent à investir, à transformer, à habiter. La scénographie ne pose pas d’emblée une situation, un espace réaliste. Elle propose différents éléments et matières, autant d’éléments à partir desquels les situations vont se construire et faire émerger des femmes artistes dont le parcours, l’engagement et le talent ont beaucoup à nous transmettre.
La simplicité et l’évidence de la révélation de ces espaces sont les enjeux de la scénographie. Par un geste chorégraphié, un simple déplacement d’éléments, ou encore la juxtaposition d’objets scénographiques entre eux, les espaces évoluent et posent un décor à la fois évident par sa force symbolique, mais aussi suggestif par l’apparente simplicité de sa mise en œuvre.
Le dispositif scénique sera ainsi multiple, fragmenté, en mouvement et en résonance avec les figures d’artistes convoquées. Par le contraste de ces espaces et leurs transformations inattendues nous proposerons une esthétique de la révélation.
Car il s’agit bien de cela : remettre au centre de la scène le travail et les œuvres puissantes de femmes effacées de l’Histoire qu’on nous enseigne.
Synopsis
Mêlant dessin en direct, théâtre et dj set improvisé, l’équipe au plateau joue à faire apparaitre et disparaitre les femmes artistes dans un joyeux jeu d’écho et de résonance. Une conférencière devient performeuse, Britney Spears rencontre Camille Claudel et Louise Bourgeois côtoie une peintre des cavernes, Artemisia Gentileschi ou les guerrilla girls… La baronne dada Elsa von Freytag-Loringhoven n’est jamais bien loin non plus !
Pour sa nouvelle création, Juliette Steiner et toute l’équipe de la compagnie révèlent un héritage manquant, celui de femmes artistes trop peu connues, oubliées voir spoliées.
Ces artistes, leurs paroles ou leurs œuvres forment un poème plastique et théâtral, proche d’un collage surréaliste. Il ne s’agit pas ici de donner une leçon d’histoire de l’art, mais plutôt de dévoiler la richesse dont on se prive en ne racontant qu’un bout du récit.
Ielles racontent le manque par la révélation, en s’emparant de ces figures pour faire, à leur tour, œuvre..
Mise en scène, création plastique et masques : Juliette Steiner
Assistanat à la mise en scène et au geste plastique : Malu França
Scénographie : Violette Graveline
Costumes : Malu França, Violette Graveline, Juliette Steiner
Renfort costumes : Camille Humbert
Création Lumière : Fanny Bruschi
Création sonore : Ludmila Gander (iel)
Création musicale : Camille Falbriard, Ludmila Gander,
Ruby Minard, Nabila Mekkid, Juliette Steiner
Complicité artistique et musicale : Naëma Tounsi
Construction : Anthony Latuner
Stagiaires scénographie : Mercédès Bocabeille et Lénaïs Parat
Collaboration à la direction administrative et de production : Nona Holtzer Collaboration à la direction artistique et au développement : Amela Alihodzic
Crédit photo : Malu França







